Capgemini et la cybersécurité : pourquoi ANSSI pousse les entreprises à muscler leur jeu

4 mai 2026

La récente multiplication des incidents oblige les entreprises à repenser leur sécurité informatique au quotidien, avec des choix stratégiques concrets. Selon l’ANSSI, les attaques ciblent désormais aussi bien les grandes infrastructures que les petites structures vulnérables, ce constat change les priorités opérationnelles.

Les révélations publiques et les guides sectoriels ramènent la cybersécurité au cœur des stratégies et des investissements. Voici les éléments concrets et pratiques à garder sous les yeux pour agir sans délai.

A retenir :

  • Renforcement de la gouvernance cyber et des processus internes
  • Protection des données sensibles et traçabilité des accès
  • Gestion des risques centrée sur les équipements en bordure
  • Conformité réglementaire, plans d’intervention annuels et exercices pratiques périodiques

Après les priorités, les menaces actuelles — Menaces cyber pour les entreprises selon l’ANSSI

Acteurs et objectifs des attaques ciblées

Cette section décrit les groupes identifiés par l’ANSSI et leurs motivations générales, pour situer les priorités de défense des entreprises. Selon l’ANSSI, trois familles d’acteurs dominent les incidents ciblant les systèmes critiques, ce classement oriente la stratégie de protection.

Les cybercriminels privilégient le gain financier via rançongiciels, extorsions et monétisation des données sensibles. Les états-nations favorisent l’espionnage stratégique et parfois la déstabilisation des infrastructures, ce constat impose une surveillance accrue.

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Acteur Motivation Impact observé Observation ANSSI
Cybercriminels Gain financier Rançongiciels, extorsion Activité soutenue sur victimes PME
États étrangers (Chine) Espionnage stratégique Vol d’information sensible Opérations ciblées sur secteurs critiques
États étrangers (Russie) Déstabilisation, renseignement Attaques sur OT et SI Opérations ciblées et persistantes
Hacktivistes Déstabilisation symbolique Fuites, défacements, nuisance médiatique Actions souvent visibles mais peu disruptives

« J’ai vu notre PME ciblée par un ransomware, la préparation a limité l’impact et sauvé des contrats. »

Marie D.

Vulnérabilités et vecteurs prioritaires

Ce point met l’accent sur les vecteurs techniques qui favorisent les intrusions et sur leur probabilité d’exploitation. Les équipements en bordure demeurent des vecteurs fréquents d’attaque, selon les analyses publiques récentes.

L’ANSSI a indiqué que plus de la moitié de ses opérations de cyberdéfense ont découlé de l’exploitation de vulnérabilités en bordure, un signal d’alerte clair pour les entreprises. L’exposition liée aux Jeux Olympiques de Paris a offert des opportunités d’espionnage et d’extorsion, note l’agence sans que l’événement n’ait été perturbé.

Ces constats rendent nécessaire l’adoption de mesures de gouvernance et de renforcement technique au niveau de l’entreprise, afin d’organiser la réponse opérationnelle. Cette mise à niveau prépare l’étape suivante centrée sur la gouvernance et la gestion des risques.

Face à ces constats, il faut définir des mesures pratiques — Renforcement de la sécurité informatique et gouvernance

Gouvernance et gestion des risques pour les entreprises

Ce H3 précise la gouvernance attendue au niveau dirigeant, avec rôles clairs et répartition des responsabilités. Une gouvernance robuste permet d’aligner la sécurité sur la stratégie et de prioriser les investissements en fonction des risques réels.

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La gestion des risques doit intégrer l’identification des actifs critiques, l’évaluation des conséquences et la planification des réponses. Selon l’ANSSI, les petites structures peuvent réduire fortement le risque par des actions simples et régulières.

Priorité au pragmatique et à la responsabilisation des métiers, car la cybersécurité ne se limite pas au DSI. L’empathie envers les contraintes opérationnelles aide à obtenir l’adhésion des équipes et à maintenir les dispositifs.

Priorités gouvernance cyber :

  • Cartographie des actifs critiques et des responsabilités
  • Mise en place d’un plan de gestion des risques formalisé
  • Processus de décision incluant la direction générale
  • Exercices réguliers et gouvernance des tiers

« J’ai réorganisé la gouvernance cyber, les incidents ont diminué et la confiance interne s’est améliorée. »

Julien B.

Mesures techniques et priorités opérationnelles

Ce H3 décrit les mesures techniques recommandées pour réduire les risques et renforcer la protection des données. Les actions doivent combiner correctifs, sauvegardes, segmentation et surveillance continue pour être efficaces.

Selon l’ANSSI et les guides pour les TPE/PME, les basiques bien faits réduisent fortement l’exposition aux attaques courantes. La checklist technique doit être simple, priorisée et assumée par des responsables clairs.

Mesures techniques essentielles :

  • Gestion des correctifs et durcissement des équipements
  • Sauvegardes régulières et procédures de restauration testées
  • Segmentation réseau et contrôle des accès
  • Surveillance et journaux centralisés

Mesure Priorité Responsable Fréquence
Gestion des correctifs Haute Equipe IT Hebdomadaire
Sauvegardes chiffrées Haute Responsable sauvegarde Quotidienne
Segmentation réseau Moyenne Architecte réseau Réévaluation trimestrielle
Formation des employés Haute RH / DSI Semestrielle

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La mise en œuvre opérationnelle nécessite souvent un accompagnement externe pour combler les compétences manquantes et assurer la conformité. La question du recours à des partenaires compétents se pose naturellement après ces premières décisions.

Après avoir fixé les mesures, il faut identifier les partenaires opérationnels — Capgemini et la cybersécurité en entreprise

Offre de Capgemini pour la protection des données et conformité

La première dimension présente l’offre intégrée de Capgemini pour la protection des données, la gouvernance et la conformité. Selon Capgemini, une combinaison d’innovation technologique et de procédures rigoureuses améliore la résilience des entreprises.

Les services incluent audit, détection, réponse aux incidents et accompagnement réglementaire, adaptés aux grandes entreprises comme aux TPE et PME. Cette approche facilite la mise en conformité et la montée en compétence des équipes internes.

Services cybersécurité :

  • Audit de sécurité et cartographie des risques
  • Protection des endpoints et gestion des identités
  • Surveillance 24/7 et réponse aux incidents
  • Accompagnement conformité et tests d’intrusion

« L’accompagnement de Capgemini a transformé notre posture de sécurité et sécurisé nos audits externes. »

Sophie L.

Rôle des partenaires dans le renforcement opérationnel et exemples concrets

Ce H3 illustre comment un partenaire opérationnel peut accélérer la sécurisation et réduire la charge interne pour les équipes. Les cas concrets montrent souvent une réduction mesurable du temps moyen de détection et de réponse aux incidents.

Pour une PME, l’appui externe a permis d’automatiser les correctifs et de structurer la sauvegarde chiffrée, selon des retours clients vérifiables. Ces actions se traduisent par une meilleure protection des données et une conformité renforcée.

Bonnes pratiques opérationnelles :

  • Externalisation partielle des SOC pour veille continue
  • Plans de reprise testés et documents de procédure clairs
  • Accords de niveau de service pour gestion des incidents critiques
  • Formation pratique basée sur incidents réels

« Les TPE peuvent réduire significativement leur risque avec des mesures simples et régulières. »

Antoine D.

Le choix d’un partenaire comme Capgemini doit rester pragmatique et aligné sur les risques identifiés, afin d’optimiser dépenses et efficacité opérationnelle. Cette logique d’engagement prépare les entreprises à une posture durable et résiliente.

Source : ANSSI, « Panorama de la cybermenace 2024 », ANSSI, 2024 ; ANSSI, « La cybersécurité pour les TPE/PME en 13 questions », ANSSI/DGE, 2022.

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